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 [documetnaire] Otaku (Beinex 1994)

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MessageSujet: [documetnaire] Otaku (Beinex 1994)   Ven 1 Mai - 16:26




Salut à tous,

je  recherchais un passage du film pour retrouver un model de Gundam sur une étagère,
et je suis tombé sur cette page:

http://www.gamekult.com/blog/gee23/53165/Films+DVD+Otaku+fils+de+l+Empire+du+virtuel.html

Pour résumer l’article, voici l'extrait de Wiki à propos du documentaire cité dans le ledit article:

Le reportage est assez contestable dans le sens où J.-J. Beineix cherche plus les images choc qu'il n'explique réellement le phénomène socialement parlant. En effet il consiste en une galerie de portraits extrêmes triés sur le volet par J.-J. Beineix et son équipe et exposés non comme une minorité presque pathologique mais comme une majorité parmi les fans japonais. Dans le milieu français, bien des fans ont souffert énormément de la publicité négative de ce reportage passant à une heure de grande écoute, faisant reculer de quelques années en arrière les efforts d'intégration de la culture japanime en France.

Alors je vous avoue que j'ai été surpris de lire cet article.
Je n'ai jamais eu l'occasion de pouvoir discuter de ce documentaire avec d'autres amateurs de culture pop japonaise (pour ne pas dire Otaku, car ce n'est pas automatique, on pourra en discuter...) et je n'ai pas donc pas pu confronter mon ressenti vis à vis de ce documentaire. Je l'ai parfois évoqué dasn certains post.

A l'époque je me suis tout a fait reconnu dans ce documentaire, non pas que je sois un collectionneur de poupée pour comblé un vide affectif, ou amateur d'idol,
mais la culture qui était évoqué ici, les lieux, le cadre esthétique, le reportage sur les monstres, le fan de musique, le comiket, la PC-Engine, les avions... et la quasi totalité du documentaire en fait (jai un peu tiqué sur les amateurs de Harley ), ne m'avait posé aucun problème lorsque je l'ai vu. Je me souviens que nous l'avions même regardé en famille à l'époque. J'avais 14 ans et j'étais les 3/4 de mon temps enfermé dans ma chambre dans mes manga papier et artbooks  à dessiner des robos et des adofélins en écoutant de la musique, il y avait mes maquettes de Gundam en chantier, ma guitare, ma chaine Hifi Sony et un bordel sans nom. Ces Otaku présenté, c'était moi aussi. Je n'ai pas été un gamer, mes parents était contre les jeux videos (et avec le recul je les en ais remercié), j'étais plus un mangaka en herbe.
Et là je découvre cet article,alors j'ai voulu apporté un commentaire par solidarité envers ce documentaire que j'ai toujours défendu. Et si certes le documentaire ne montre pas un visage édulcorée de l'otaku, on ne peut pas lui reprocher d'être infidèle à la définition japonaise de l'otaku. Au Japon un Otaku c'est un marginal qu'on évite. Il suffit de penser à Otaku no Vidéo avec les intermèdes vidéos, les faux interview tellement authentique en fait.

Alors je me suis demandé ce que vous en aviez pensez vous? (et c'est aussi l'occasion de discuter de l'otaku en général et de réponde au titre de ce forum aussi! : ) )

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Pinta

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MessageSujet: Re: [documetnaire] Otaku (Beinex 1994)   Dim 28 Aoû - 17:36

Je ne me rappelais pas que tu avais posté ce sujet, et à voir la date, cela correspond à mon voyage de chantier final vers Nice (Plus d'un mois en gîte sans internet et sans retour en Week-end).

Et c'est vrai que tes remarques méritaient (au moins) une réponse.
On va tenter des électrochocs sur un cadavre de plus d'un an. lol!

Luke a écrit:
enfermé dans ma chambre dans mes manga papier et artbooks  à dessiner des robos et des adofélins en écoutant de la musique, il y avait mes maquettes de Gundam en chantier, ma guitare, ma chaine Hifi Sony et un bordel sans nom.

C'était cela ton adolescence... et dans quel coin du monde ? Que j'essaie de situer.
Adofélins ? Hein ? Cékoi ?  Suspect

Pour le Wiki, le reportage laissait en effet à penser que l'Otakisme était majoritaire dans le quotidien japonais, et je pense qu'un habitant moyen de l'archipel serait peut être gêné par cette représentation. L'inverse serait possible si on prenait un groupe d'individualité sortant de la Japan Expo et faisait un reportage entier basé là dessus.
On peut aussi appuyer le fait qu'il y avait très, très, très, très peu -voir quasiment aucun- reportages sur le japon sur les chaines classiques.
Comme on était à l'époque des débuts du lancement politique de notre incapable nationale : Ségolène dans les choux Royale, je me demande maintenant si la rédaction de la chaine qui avait diffusée ce Beinex n'avait pas fait ce choix pour caresser la mouvance : "sauvons nos enfants de l'animation japonaise, regardez ces dégénérés".
Et on évitera de parler des statistiques criminelles de ce pays, aussi.

Citation :
Je me souviens que nous l'avions même regardé en famille à l'époque.
Tu avoues avoir tiqué sur les Fans de Harley, mais la séquence de "Shibari" était super méga awkward à regarder en famille.
Je te promets, je te jure, que ce n'est pas le genre de divertissement que tu veux partager avec ta mamie vieille france.  lol!

Alors, bon, peut-on dire que ce reportage a fait reculer les efforts d'intégration de la culture japanime en France ?
Et qu'est ce que l'on appelle, déjà, ses efforts d'intégration ? On doit rappeler que l'existence de ces diffusions n'étaient liées qu'à des coûts d'achats ridicules ?
On peut déjà dire merci à ces exécutifs sans vergognes et sans intelligence à moyen terme, leurs échecs étaient absolus.
Pas étonnant qu'il ait fallu décapiter cette émission de TF1, juste pour donner l'exemple et blanchir les vrais gros abrutis aux manettes.
Je suis quasiment persuadé que si ils pouvaient remonter dans le temps, ils feraient tout pour bloquer la Japanimation et poser des lois anti-importations.

Mon avis sur ce reportage va être un peu biaisé car il est une pièce principale de ... ma vie, rien que cela... VDM.
Être un fan de dessin animé à l'adolescence était quelque chose d'assez négatif, d'autant qu'à l'époque j'étais dans une petite ville du Nord.
C'était pas South Park, mais on trainait déjà dans des bars de rues coupe gorges, en meute, les tenanciers n'étaient pas farouche à l'idée de vendre de l'alcool à des mineurs et il n'était pas rare que l'on termine un Street Smart à se donner des baffes "gentiment" à côté la borne. Les films que l'on se matait était soit des films d'horreurs soit le porno de canal récupéré par le pote qui ... avait canal, et le reste du temps était passé à errer et / où se faire chier comme des rats morts quand on avait plus un rond. Laughing
Et en drague, on était tous des merdes incroyables, mais certaines nanas n'étaient pas trop regardantes. C'était le bon temps. Ou pas.  Laughing

En laissant de côté le doublage souvent pas très reluisant, on fait partie de cette génération biberonnée à l'Anime.
X-Or, Spectreman, Harlock, Rémi, ou plus concrètement, Cobra et Cat's Eyes étaient des titres avec impacts psychologiques assez forts pour des enfants (je devais avoir 6-7 ans, et je n'étais pas le public visé). Est ce une bonne ou mauvaise chose avec du recul ? Je ne saurais vraiment dire, mais les termes abordés créaient de véritables réflexions personnelles.
J'ai eu beaucoup de mal à me remettre de l'épisode avec l'homme plante dans Cobra. Cela m'avait glacé le sang à l'époque. Wink

On a eu ensuite la période La Cinq, dans une certaine continuité, qui passait aussi de la Japanim, comme les autres chaines, et des séries blasantes comme Princesse Sarah ou Maison Ikkoku que ma mère n'hésitait pas à regarder avec nous (avec ma soeur et mon petit frère).
L'arrivée de Hokuto No ken ... si on était fan de Mad Max, c'était une vrai tuerie. Dommage que la conclusion avec Shin n'en soit pas une et que le scénario parte dans tout les sens.
Ayant acheté bien plus tard l'intégrale en BD, c'est vraiment une série à énorme potentiel mais très très mal écrite. Avec des retournements de situation dignes des pires nanards français. Dommage.

Tout cela pour illustrer l'avant Beinex, et à la fin de ce reportage, l'impression ressentie était celle de - comment dire - n'avoir vu jusqu'à maintenant que la partie visible de l'Iceberg. À le re-re-revoir, ce n'est pas faux qu'il appuie sur beaucoup de clichés -visuellement parlant- mais il donnait aussi une réalité totalement inédite.
Les maquettes, l'obsession pour une série ou pour un personnage, les jeux H, les idoles, etc. C'était un peu la pièce de Puzzle manquante aux séries que l'on regardait.
Tout un monde nouveau qui se dévoilait ! Et voir ces gens interviewés de façon aussi nonchalante sur des passions peu communes - voire dégénérées (je ne prends pas cela comme péjoratif, que l'on se comprenne) ont créées chez moi l'envie d'en voir et d'en savoir plus.
On peut aussi ajouter à cela l'impression de voir tout un pan de divertissement de meilleure qualité masqué, sans doute par peur du déferlement que cela pourrait engendrer.
L'herbe est vraiment plus verte chez le voisin, le propriétaire avait clôturé totalement le jardin et seul un petit trou permettait de voir ce qui se passait.
Il y a beaucoup de sujet que je ne comprenais pas du tout, les Idoles par exemple. Des petites jeunettes assez communes qui chantait des titres assez mignonnets. Écoutant du métal (là c'est du vrai dégénéré péjoratif) comme les connards de mon époque, j'avais du mal à saisir.
Idem pour les Bunny girls et les Maids, sans mentir, il m'aura fallu l'internet pour commencer à piger le truc. Incompréhension complète et totale pour l'engouement.

C'est un peu plus personnel, mais quelques temps plus tard, je me suis retrouvé embarqué chez des amis de famille éloignés, invité pour une petite fin de journée.
Je faisais la connaissance de leur fils, et ceux-ci étant plus aisés (genre 10X), c'est un peu par hasard qu'il m'a montré ses acquisitions. Gros Ordi, salle de sport, petit salon cinéma avec Laser disc. Et au hasard de la consultation de la "filmothèque", entre un Robocop et un T2 format LD se trouvait quelques titres de DA inconnus avec des signes incompréhensibles.
J'ai eu de la "chance" qu'il accepte, mais globalement il était assez content de me faire faire un tour sur ses possessions peu communes.
Je m'en souviens très bien. Lodoss War (à l'époque, brosse toi, c'était totalement inconnu), Bastard, et voyant que j'étais totalement sur le cul il m'a balancé du Riding Bean et du Bubblegum Crisis. Fonctionnant par palier, il a continué avec Violence Jack et sans doute pour m'éclater la tête au final du ... La Blue Girl. Shocked
Le temps avait passé vite, trois heures en 1 seconde. Et comme on ne pouvait pas tout voir j'ai quand même demandé le Violence Jack. V.O non sous titrée, bien sûr, mais je m'en foutais un peu.
Ce n'était pas une claque mais un vrai détonateur. Je ne crois pas au destin, mais statistiquement, combien avais je de chance de rencontrer un tel personnage ?
Au hasard, si tu passes dans le coin, David, espèce d'enfoiré !

Ayant insisté par la suite, il a accepté de me faire quelques copies au format VHS, n'oubliant pas de me faire une VHS surprise de ... Konai Shasei (!?). WTF de platine. Suspect
C'est après que j'ai fait la découverte des magasins parisiens, et pouvant y passer UNE fois en catastrophe, j'ai vu que l'on pouvait y acquérir des kits, comme ceux visiblent chez Beinex.
Kits thailandais ? Je ne savais même pas ce que c'était, et tout paraissait officiel. Ces barres, rétrospectivement !
Se trouvaient la Hunter et la soft Wired en vitrine et ... en exposition non prévue pour la vente. Gasp !

Tout cela pour résumer qu' être Otaku, c'est avoir une obsession pour quelque chose, et que l'on pourrait peut être parler de Chasseurs Otakus, de pêcheurs ou de sportifs Otaku si cette expression n'appuyait pas le côté casanier de l'activité.
Suis je un Otaku ? Sans doute, mais un Otaku français un peu particulier car je n'ai pas le revers de l'extrême japonais. J'ai eu une vie sociale très remplie et le contact social est très facile pour moi (c'est aussi lié au type d'emploi que j'ai exercé). Sur le reportage Beinex, on peut constater que l'Otakisme est très varié avec des profils différents.
L'Otaku cliché est un reclus, enfermé sur lui même avec des difficultés de communication.
Ai je choisi l'Otakisme ou l'Otakisme m'a t'il choisi ? C'est très spécifique à mon époque et il est clair que je n'aurais pas choisi ce type de divertissement si j'étais né 20 ans avant ou après. L'ennui est le vecteur principal car j'ai toujours trouvé les divertissements télévisuels limités, parfois sans passions et sans âmes.

C'est vrai que les séries nipponnes ne sont pas toutes du haut de gamme, et parfois comportent des faiblesses évidentes et un manque de maturité. Mais malgré ce manque de moyen, il y a un véritable travail, même sur des titres à petits budgets et je regrette souvent que l'occident n'arrive pas à développer des titres de cette légèreté.
Ils arrivent à produire des choses universelles dans le sens où l'on arrive se reconnaitre, malgré la différence de culture, d'environnement et de contexte.
En cela, c'est du pur Tezuka, et cette influence se ressent (enfin, je crois).

Ce qui me chagrine, maintenant, c'est que je suis obligé de passer par la case Streaming pour dénicher des perles, et qu'il y a de vraies bouffées d'air frais dans ces productions.
Tu veux l'acheter ? Bah, va te faire enculer ! Tiens, on fait une remise sur Fais pas ci fais pas ça en rayon.
Pour essayer de supporter financièrement, je me prends quand même quelques séries ou films en entier de temps en temps (c'est doublé et sous titré à la truelle, et souvent le torrent est de meilleure qualité :suicide:). J'ai même les Madoka alors que je sais que je ne les lancerais jamais plus sur la platine.  Rolling Eyes Mais c'est sans doute bien insignifiant.
The Shonen Merikensack est l'exemple qui me vient en tête, je l'aime ce petit film, il est tellement parfait.
Puis des choses comme The hero Yoshihiko qui est du digne Monthy python, quand tu vois ce qu'ils arrivent à faire avec ce qu'ils ont, c'est vraiment pas mal.
Le côté Cheap et awkward en devient même sa force.
Ou encore Haku no hana qui a des scènes époustouflantes mais qui se méritent par des épisodes lents. Pas de saison 2, dommage...
Comme tu citais Otaku no vidéo, permets moi de poser celui-ci :


Très bonne série, d'ailleurs.
Ce n'est pas non plus le Summum, mais cela me donne juste l'occasion de passer un bon moment sur quelque chose de nunuche mais intelligent de façon sous jacente.
Après cela ne s'explique pas complètement, c'est une question de goût, mais si je compare avec ce qui pourrait être un équivalent, du genre "Nos chers voisins" et que l'on analyse les contextes de celui-ci, c'est déprimant : le mépris, imposer ses vues, moquer les différences, la baise et la cyclothymie. En gros, la haine de soi, tout un programme...

Bref.

C'était un peu long, et comme d'habitude pas obligatoirement intéressant, mais c'est une petite réponse en excuse sur ce reportage qui nous a fédéré, mon cher L'autre. Wink

On peut terminer sur le fait que notre Otakisme aura du mal à se perpétuer car le divertissement s'est diversifié et a changé de visage.
Espèce en voie de disparition ? C'est bien probable, mais c'était fun le peu de temps que cela aura duré.

HS de chez HS : Ce n'est qu'un détail, mais en y réfléchissant, la parenthèse faite sur Princess Maker 2(Gainax) est un peu gênant car ils se focalisent sur la prostitution de l'héroine, hors, ayant pas mal dosé la Fan trad du titre (y'a prescription, votre honneur !), c'est quand même très très réducteur. C'est une des 50 fins possibles, et elle n'apparait qu'après un jeu volontairement négligé. Et c'est un des rares jeu rétro que je peux relancer avec plaisir. Il est parfait dans son genre et assez rapide.

J'ai aussi fait un tour sur la Fan trad de Princess Maker 5 (j'irais dans l'enfer des pirates) et c'est vraiment pas mal comme concept. Si on peut avoir une fin toutes les 2 h sur PM2, PM5 demande un investissement en temps bien différent (30 - 40h au moins), et franchement c'est un titre que je conseille, pour une expérience à des kilomètres de tout ce qui se fait en JV. Mais que je n'aurais jamais vécu si je n'avais pas fait l'effort de chercher dans le désert. Rolling Eyes
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